Les perturbateurs endocriniens au quotidien
- 30 juil.
- 3 min de lecture

Ils sont partout : dans nos cosmétiques, notre alimentation, nos vêtements… et jusque dans nos protections périodiques.
Pourtant, la plupart d'entre nous ne savent pas exactement ce que sont les perturbateurs endocriniens, ni pourquoi ils concernent particulièrement notre corps pendant nos règles. On fait le point.
Un perturbateur endocrinien, c'est quoi au juste ?
C'est une substance chimique capable de dérégler notre système hormonal, celui qui pilote entre autres notre cycle, notre fertilité, notre humeur et notre métabolisme. Concrètement, elle peut imiter une hormone, bloquer son action, ou perturber sa production. Et le plus troublant ? Une toute petite dose suffit parfois à créer un déséquilibre : ce n'est pas toujours une question de quantité.
On en retrouve dans les plastiques alimentaires, les cosmétiques, les produits ménagers, les pesticides... et dans certains produits d'hygiène intime.
Pourquoi nos règles sont une zone à risque particulière ?
Tampons, serviettes, protège-slips : ces produits sont en contact direct et prolongé avec les muqueuses. Or la paroi vaginale est fine et perméable : elle ne filtre pas les substances chimiques comme le ferait la peau. Ce qui entre en contact peut donc passer directement dans la circulation sanguine, sans être retenu. Une utilisatrice peut y être exposée plusieurs jours par mois, pendant des dizaines d'années.
En 2018, un rapport de l'ANSES a fait grand bruit en révélant la présence de substances préoccupantes dans des tampons, serviettes et protège-slips vendus en France. Une étude de 60 Millions de Consommateurs, publiée en 2023 sur 24 références du marché, est allée plus loin en estimant qu'une large majorité des protections jetables testées contenaient des substances toxiques ou potentiellement dangereuses.
Les substances à connaître
Dioxines et furanes : liés au blanchiment au chlore du coton ou de la cellulose, perturbateurs endocriniens avérés
Glyphosate et AMPA : résidus de pesticides utilisés sur les cultures de coton
Phtalates : plastifiants utilisés pour assouplir les couches imperméables
Formaldéhyde : conservateur ou résidu de fabrication, aussi allergène
Triclosan : agent antibactérien parfois ajouté pour l'effet anti-odeur
Nanoparticules d'argent : utilisées dans certaines culottes menstruelles pour leurs propriétés antibactériennes, mais suspectées de perturber le microbiote vaginal
PFAS, ou « polluants éternels » : utilisés pour rendre certains textiles imperméables, ils ne se dégradent jamais et migrent facilement vers le corps
Parfums et colorants de synthèse : première cause d'allergies et d'irritations, parfois eux-mêmes perturbateurs endocriniens
L'ANSES le précise elle-même : ces substances ne sont, la plupart du temps, pas ajoutées volontairement. Elles viennent d'une contamination des matières premières et des procédés de fabrication. Et oui, même les protections estampillées « bio » ne sont pas automatiquement épargnées : un label garantit souvent l'origine du coton, mais pas l'absence de résidus liés aux autres composants (voiles synthétiques, colles, adhésifs...).
Faut-il paniquer ?
Pas de panique, mais de la vigilance. L'ANSES n'a pas mesuré de risque sanitaire démontré par voie cutanée aux concentrations retrouvées, mais elle reconnaît ne pas avoir évalué le potentiel de perturbation endocrinienne de ces substances ni leurs effets sensibilisants sur la peau. Des études complémentaires sont en cours, notamment sur les tampons et les cups menstruelles.
Autre point important à clarifier : le syndrome de choc toxique n'a rien à voir avec ces substances chimiques. C'est un risque bactérien, lié à un port trop long ou à une capacité d'absorption inadaptée au flux.
Comment décrypter une étiquette ?
Repérer les mentions rassurantes : « blanchi sans chlore » (ou TCF), « sans parfum », « sans phtalates », « sans PFAS »
Se méfier des mentions vagues comme « parfum » ou « fragrance », dont la composition exacte n'est jamais détaillée
Garder en tête qu'un label bio couvre le plus souvent la matière première, pas l'ensemble du produit fini
Face à ce constat, certaines marques ont fait le choix de la transparence totale. C'est le cas de Les Petites Choses, aujourd'hui l'une des références du marché en matière de protections sans perturbateurs endocriniens, et la marque partenaire de Distrib Nature pour équiper nos distributeurs. En équipant votre établissement de nos distributeurs, vous offrez à vos usagères une réponse concrète à ces enjeux, sans compromis sur la santé.
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